ST1 - Annexe 86 IEA "Gestion économe en énergie de la qualité de l'air intérieur dans les bâtiments résidentiels"
Projet international sous direction du Dr Laverge (Université de Gand)
- Optimiser air & énergie : équilibre entre QAI / consommation d'énergie
- Créer méthode d'évaluation unifiée : Développer un cadre de notation cohérent et fondé sur des critères de santé pour évaluer les stratégies de gestion de l'air
La Subtask 1 de l'Annexe 86 de l'AIE redéfinit l'évaluation de la Qualité de l'Air Intérieur (QAI) dans les logements. Son but est de remplacer les indicateurs indirects (comme le simple taux de renouvellement d'air) par une approche basée sur la performance sanitaire réelle, tout en intégrant les enjeux d'efficacité énergétique.
Voici les trois piliers fondamentaux développés dans cette tâche :
- Les indicateurs de santé (DALY) : La sous-tâche a standardisé l'usage des Disability-Adjusted Life Years (années de vie ajustées sur l'incapacité) pour quantifier l'impact sanitaire des polluants. Cet indicateur agrège la mortalité prématurée et les années vécues avec une maladie induite par l'air intérieur. Il permet de prioriser les polluants les plus dangereux (comme les particules fines PM2.5, le formaldéhyde, le radon et la moisissure).
- Des indices opérationnels de QAI : Pour dépasser la complexité des DALYs (difficiles à calculer en temps réel), la Subtask 1 a développé des indices simplifiés. Ces outils traduisent les concentrations de polluants mesurées par les capteurs en scores de performance immédiats, exploitables par les systèmes de ventilation intelligente.
- La conciliation avec l'énergie : L'approche intègre des métriques combinées. Elle évalue l'efficacité d'exposition (la capacité d'un système à éliminer les polluants là où se trouvent les occupants) pour éviter de sur-ventiler des pièces vides et ainsi minimiser la consommation d'énergie des ventilateurs et du chauffage.
En conclusion : La Subtask 1 fournit le cadre méthodologique universel de l'Annexe 86. Elle livre aux ingénieurs et législateurs des outils mathématiques pour concevoir des bâtiments où le compromis entre santé respiratoire et sobriété énergétique est scientifiquement optimisé. Ce cadre sert de fondation aux algorithmes de ventilation connectée développés dans les autres tâches.